Bien sûr, lorsque l’on parle de pandémie, les priorités sont le soin et la prévention. Il faut naturellement éviter le plus possible que l’on ait des morts. Mais, nous ne pouvons envisager la question de la pandémie sans placer la mort comme un problème central. Dans les plans de secours, nul n’aborde vraiment l’impact social et psychologique que pourraient avoir des morts en grand nombre. Or c’est bien de cela dont il s’agit.
Une pandémie n’est pas redoutable parce qu’elle entraîne un grand nombre de malades – en France, plus de dix millions de personnes sont atteintes d’une maladie chaque année – mais bien parce qu’elle risque d’entraîner un grand nombre de morts.
Il ne faut pas voir la question de la grippe H1N1 seulement. A l’heure actuelle, on peut effectivement penser que ce sera une “grippette” désagréable, désorganisatrice, mais sans plus. Mais un jour où l’autre, nous serons confrontés à une situation pandémique non maîtrisable et alors, ce serait bien d’y avoir réfléchi avant. Les honneurs rendus aux morts, les obsèques, sont fondateurs d’humanité. Et préserver cette humanité passera forcément par le respect de ce devoir d’Antigone qui fait de nous des êtres qui prennent soin de ceux qui sont morts. Quant à la barbarie, elle est largement assimilable à la fosse commune, songeons à ce qui symbolise les génocides passés ! Nous devrons donc tout faire pour préserver la dignité et le respect.
L’ensemble de ces réflexions sera repris dans un ouvrage collectif à paraître en septembre 2009 aux éditions du Cerf : Pandémie grippale, ordre de mobilisation.
Des réflexions graves en période estivale mais sans doute nécessaires si le pire arrivait.
Nous sommes heureux de vous accueillir dans cet espace.
Vous avez sans doute des idées personnelles, des réflexions, des suggestions, des raisonnements à faire valoir.
Ce blog est là pour ouvrir un débat large et appronfondi.
Pour en savoir plus sur les Services Funéraires - Ville de Paris n'hésitez pas à visiter notre site internet.