La révolution de la mort
François Michaud Nérard, dans son livre, prend parti sur de nombreux points concernant le funéraire, mais aussi d’autres domaines comme la médecine, l’action des collectivités locales, etc. Il exprime parfois des idées personnelles qui ne rencontreront pas forcément l’unanimité.
Ceci peut être une occasion de débat qui ne peut qu’enrichir la réflexion autour du traitement de la mort par notre société.
N’hésitez pas à exprimer votre opinion afin d’engager un dialogue fructueux.

Postface de l’ouvrage
L’interrogation du rapport qu’entretient notre société à la mort, est l’un des défis de la pensée contemporaine. Assumer cette terra incognita du débat de société, permet de mieux comprendre la vie elle-même : les grandes mutations d’aujourd’hui, nos mentalités, nos peurs, nos réticences et, sans doute aussi cette faculté singulière qui est au principe même de l’être humain : la conscience de sa propre fin et sa propension à transcender l’inéluctable par le sens collectif, l’activité créatrice, la transmission et la mémoire. Je veux donc remercier François Michaud Nérard pour cet ouvrage captivant.
Avec la vie moderne et l’urbanisation, l’impact des religions se transforme. Il a pu en résulter que notre époque néglige la mort elle-même. Son surgissement est d’autant plus douloureux.
Parce que l’épreuve du deuil, le choc de la disparition d’une être cher, sont de plus en plus vécus dans une forme de solitude, de repli, là où les sociétés traditionnelles renvoyaient à un rapport plus solidaire et plus collectif à la mort.
Le politique ne peut évidemment rester indifférent à cette réalité et aux détresses qu’elle engendre. Singulièrement en milieu urbain, où l’isolement social est prononcé. Mieux accompagner les citoyens dans ces circonstances, est essentiel.
La révolution de la mort offre en ce sens de précieuses pistes de réflexion. Alliant sens pratique et sagesse, attentif et respectueux des complexités de notre société, l’auteur examine méticuleusement la gravité des enjeux. Abordant tour à tour chacune des situations, François Michaud Nérard nous amène à méditer l’expérience des événements et des situations qu’il explore.
Je retrouve là le courage exemplaire de celui qui fut à l’origine de la création des Services funéraires de Paris, dont il prit la direction en 1998. Je veux d’ailleurs saluer le dévouement et la compétence de tous les personnels associés à cette mission ô combien sensible et dont l’engagement quotidien consiste à servir la dignité de chaque défunt, en toute circonstances. Comment ne pas leur rendre hommage, notamment, pour leur comportement admirable lors de la tragique canicule du mois d’août 2003 ? Mais cette exigence s’applique à chacun des aspects traités par les Services funéraires de Paris, qu’il s’agisse d’entourer les familles affectées par la mort périnatale ou de respecter les rites des familles dans leur diversité.
L’ouvrage de François Michaud Nérard a l’immense mérite de nous rappeler que la société a des devoirs face à la mort. Car le culte réservé aux morts est aussi la signature d’une civilisation…
Bertrand Delanoë, maire de Paris
Commentaire par admin | 21 avril 2007
Nous sommes au 21ème siècle, à l’ère où la science fiction nous parait presque dépassée, où les jeux des enfants côtoient la mort virtuelle mais dès que vous osez aborder le sujet de la mort réelle sous quelques formes que ce soit: verbale, oeuvre littéraire, etc… les gens se détournent de vous, comme si cette dernière pouvait être contagieuse. De peur de ne pas être considéré comme “normale” je taisais ce sujet.
La société, les mentalités ont évolué sur beaucoup de sujet mais pas sur celui de la mort. Notre civilisation aurait elle oublié que chaque étape de notre existence est jalonnée de rites de passages (naissance, enfance, adolescence, adulte, mariage, et la mort).
Merci d’avoir écrit cet ouvrage sur le rite de passage qu’est la mort. Espérons que votre livre soit lu par de nombreuses personnes et que l’on pourra désormais aborder ce sujet sans tabou.
Votre livre a résolu les questions que je me posais depuis la disparition de ma soeur. Je souhaite que d’autres lecteurs trouvent également des réponses à leurs questions.
Commentaire par ROSSET France | 29 septembre 2007
Cher Monsieur,
Nous organisons depuis maintenant quatre ans à la Maison des sciences de l’Homme, un séminaire de lecture d’ouvrages, en présence de leur auteur, concernant le traitement du corps par les sciences sociales.
L’ouvrage que vous avez écrit (La Révolution de la mort)nous intéresse particulièrement à cet égard. Accepteriez-vous de venir assister à sa présentation par un lecteur le 6 février 2009 ?
Nous vous remercions de votre réponse que vous pouvez adresser à Florence bellivier.
Nous vous prions d’agréer nos meilleures salutations,
Florence Bellivier
Commentaire par Florence Bellivier | 23 mai 2008
Bonjour,
Fort de 20 ans d’expérience dans le métier de la personnalisation des plaques et monuments funéraires, je constate l’évolution du rapport des vivants face à la mort et surtout face au souvenir.Le raprochement à une religion ou a une espérance post-mortem n’est plus évoquée; Maintenant c’est la personnalité du défunt qui est prépondérente. Dans certains cas c’est l’activité qui est représentée, elle est donc directement liée à la personne. Dans d’autres cas c’est matériel possédé qui est représenté et donc le “il vait …” remplace le “il était”.
Je pense que ce constat est très intéressant et qu’il démontre un véritable changement des mentalités face à la mort.
Commentaire par RENAUD | 2 juillet 2008
Je trouve qu’il est inadmissible de gagner et de vendre un produit sur un site de la ville de Paris sans préavis favorable de la part de la Mairie. Si ce n’est pas le cas veuillez ne pas tenir compte de ce reproche
Commentaire par Euro-Iris Marketing | 2 décembre 2009