De nouveaux noms pour les “carrés” de Thiais

Parce que les noms ont une importance tout à fait considérable,  la municipalité parisienne vient de renommer les espaces dans lesquels sont inhumés les enfants et les personnes dépourvues de ressources.

Les personnes non accompagnées au moment de leurs obsèques étaient depuis longtemps inhumées dans des caveaux individuels, loin de l’image de la fosse commune. Mais les vieilles conceptions ont la vie dure et beaucoup avaient cette image en tête lorsque l’on parlait des “indigents” et du “carré des indigents”. Dorénavant, il faudra parler du “jardin de la fraternité”. Cela n’est pas qu’une clause de style. Ces mots rappellent bien que les personnes qui meurent seules sont accompagnées par un collectif d’associations “le collectif des morts de la rue” dont les membres accomplissent un geste d’adieu indivicuel et chargé d’humanité pour chaque défunt.

Les parents d’enfants décédés disposent, au cimetière de Thiais, d’un espace pour de petites sépultures plus adaptées que les sépultures “normales” de 2 mètres de long.  C’est dans cet endroit qu’a eu lieu l’inhumation des enfants de Saint-Vincent-de-Paul et les cérémonies qui les ont accompagnées. C’est dans cet endroit également que sont inhumés les enfants dont les parents n’ont pu s’occuper des obsèques et que sont disposés les médaillons symboliques qui accompagnent les crémations des enfants sans vie et des foetus. Ce lieu de mémoire très fort se dénomme désormais “Jardin des lumières” .

juillet 23rd, 2007 Posté par admin | Cimetières, La destination des cendres | 0 commentaire

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